Dans la tête de JCK #108

Hello !

J’espère que vous allez bien !

Je suis heureux de vous partager cette nouvelle édition.

Elle est l’une de celle qui compte le plus pour moi puisque je vais vous y partager quelque chose d’important aujourd’hui.

Il y a trois semaines, je m’étais engagé dans le Cercle des Créateurs de Killian Tallin à écrire mon manifeste personnel pour le 15 novembre.

En effet, depuis un bon mois, j’ai une idée qui me trotte dans la tête : réussir à mettre des mots sur ce que j’essaye de faire avec cette newsletter - et mes projets en général - en exprimant une sorte de manifeste ou thèse personnelle.

Et même plus que ça, lui donner un nom, un qualificatif plus inclusif que le nom actuel de ma newsletter.

Vous en saurez bien plus en lisant la newsletter en entier.

J’ai bien failli ne pas y parvenir, procrastinant par peur de ce qui allait en ressortir ces dernières semaines. Je voulais que tout soit “parfait” pour ce manifeste.

Hier, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête, de l’écrire et de le partager dans l’espace où je me sens le plus à l’aise pour écrire et partager, ici, à mes abonnés.

S’il y en a une édition de ma newsletter que je vous conseille de lire attentivement, c’est celle-ci.

Avant de vous en dire plus, quelques nouvelles me concernant :

  1. Dépôt de mon préavis d’appartement : Ça y est ! Jeudi dernier, j’ai envoyé le recommandé pour exercer le préavis d’un mois de mon appartement du 11e parisien. Cela va me faire bizarre de ne plus - régulièrement - fréquenter ce quartier et les cafés que j’ai côtoyés pendant deux années mais j’ai envie de changer d’air pour 6 à 18 mois. Ma prochaine destination reste floue, je ne sais pas encore comment je vais faire pour visiter les villes qui m’intéressent (sans parler des appartements). To be continued …

  2. Nouvel épisode du podcast Longue Vue : J’ai invité mon ami Onur Karapinar à venir présenter trois de ses livres favoris et nous parler de son histoire avec les livres ainsi que son rapport à la lecture. Je connais Onur depuis maintenant plus de deux ans “IRL” et depuis 4 ans via ses articles et sa newsletter. Il s’est notamment fait connaître en résumant plus d’une centaine de livres. Un très bon client pour ce podcast ! Découvrez l’épisode ici.

  3. Mes débuts en vidéo et “face cam” : J’ai franchi le pas ! Après 6 années à écrire des articles et produire ma newsletter et des podcasts depuis deux ans, j’ai enfin osé prendre mon téléphone, pointer la caméra vers moi et appuyer sur “record”. L’exercice n’est pas facile, cela me sort de ma zone de confort mais tel est l’un des objectifs de la démarche. Je compte continuer l’exercice dans les semaines/mois qui viennent via des stories régulières, des vidéos IGTV et pourquoi pas une chaîne youtube l’an prochain ? Voir ma première vidéo sur ce que m’ont appris les 6-8 mois après Fetch fin 2018.

Cette semaine, je vous partage :

  • La première version de mon manifeste personnel

  • Mes lectures du moment (2 livres)

  • Le mentor de la semaine : Socrate

Pour lire ou relire l’édition précédente : deuxième chance.

En passant, cela fait plusieurs semaines que Google me range dans la mauvaise boîte de réception, vous savez, celle que vous consultez rarement (jamais ?).

Pour recevoir correctement mes mails chaque semaine : il suffit de m’ajouter à vos contacts pour être sûr de ne louper aucune édition.


🤔 Manifeste et thèse personnelle

Hum, par où commencer ?

Je produis du contenu depuis 2015 (voir 2008 avec ma “période poker”), cette newsletter en est l’élément central depuis deux ans.

J’y partage et y aborde des sujets variés allant de mes lectures aux leçons que je retiens de mes expériences entrepreneuriales en passant par des réflexions plus personnelles ou encore des ressources éclectiques.

Cette newsletter me ressemble, c’est pour cela que j’avais décidé de l’appeler “Dans la tête de JCK” bien que l’idée d’avoir mon nom/acronyme ne me convient pas toujours.

Depuis longtemps, je dirais au moins une année, j’ai des questions qui me reviennent régulièrement :

  • Quelle est ma thèse personnelle ? Le point auquel je crois et que je veux défendre ?

  • Quelle est la cohérence dans ce que je produis et met en avant ?

  • Comment créer plus de liens avec mon audience ? Générer plus d’engagements ?

  • Comment vous permettre de parler facilement de ma newsletter à votre entourage ? Comment “pitcher” ce que je fais ici en 15 secondes ?

J’ai le sentiment que le nom de ma newsletter - mais aussi ma manière de communiquer - peut créer de la distance entre vous et moi.

Depuis quelques semaines, je réfléchis à ma thèse personnelle et à un nom qui pourrait la représenter.

Ce nom serait le facilitateur pour comprendre qui je suis et ce que je propose mais aussi celui qui permettrait de vous identifier (ou non) à une certaine philosophie de vie.

Aujourd’hui, je n’ai pas encore toutes les réponses à ces questions, mais j’ai un début de quelque chose à vous partager !

Ma thèse personnelle ?

Je suis quelqu’un qui a commencé par entreprendre dans le monde si atypique des startups et qui en revient avec un certain recul.

Je considère qu’il y a autant de formes d’entrepreneuriats que d’entrepreneurs. Il faut savoir adapter le jeu auquel on joue à sa personnalité, ses envies et ses compétences et non l’inverse.

Je considère que tout le monde ne doit pas devenir entrepreneur mais que tout le monde doit être entreprenant. Par entreprenant, j’entends : être proactif, acteur de sa vie aussi bien professionnelle que personnelle.

Je considère que le changement et l’impact sur le monde extérieur ne peuvent partir que d’un travail sur son monde intérieur : développement personnel, soin de son corps, compréhension de son propre fonctionnement.

Je considère que ce qui nous fait défaut la plupart du temps, que nous soyons dirigeants d’une PME, fondateur d’une startup, trader à la Défense, salarié dans un grand groupe, syndicaliste dans une association, politicien, activiste ou encore freelance c’est la capacité à prendre du recul, de la hauteur.

Cette prise de recul et de hauteur, nous en avons besoin à l’échelle individuelle et collective.

Notre société n’a pas nécessairement besoin de toujours plus d’entrepreneurs, de bâtisseurs. Tout le monde ne veut pas, ne doit pas et ne peut pas être entrepreneur.

Par contre, notre société a besoin de personnalités entreprenantes qui aspirent à prendre de la hauteur pour prendre de meilleures décisions, pour vivre une vie avec plus de sens et plus en accord ce dont nous et la société avons besoin.

Le lien avec ma newsletter ?

Cette newsletter est une émanation de ce que je suis, fais et pense. Comme je le disais, elle manque d’une thèse claire puisque je suis - et je serai toujours - en construction/évolution sur tous les pans de ma vie.

Mais depuis tout ce temps, je consomme et partage des contenus pour m’aider et vous aider à prendre du recul sur nos vies, sur nos projets / business et sur le monde qui nous entoure.

J’essaye de partager mon expérience - notamment celle acquise avec Fetch - pour faire voir l’envers du décor du “jeu des startups” dont il faut avoir conscience avant d’y lancer et accepter pleinement ses règles.

Je lis plusieurs heures par jour pour m’extraire des limites de mon expérience personnelle et créer un panorama bien plus large d’idées, de connaissances, de nuances d’opinions que j’essaye ensuite de transmettre ici ou via Longue Vue.

Je m’efforce à déceler les modèles mentaux, les principes qui peuvent nous permettre de mieux vivre, de prospérer en étudiant mes mentors.

Un début de thèse, et maintenant ? Quel nom ?

Comme évoqué plus haut, je crois bien plus à l’importance de l’individu entreprenant qu’à l’individu entrepreneur.

Cette mentalité est pour moi une forme d’entrepreneuriat, un entrepreneuriat sur soi-même et sur le monde.

Lorsque je cherchais ce fameux nom, ce qualificatif qui représenterait aussi bien ma thèse personnelle, qu’une philosophie de vie que j’ai envie d’appliquer et vous donner envie de pratiquer, j’ai une image en tête depuis le début : celle de la montagne.

La montagne c’est le symbole de la prise de hauteur elle permet de voir le monde tel qu’il est, de prendre du recul sur notre condition, nos querelles, nos ressentiments.

Elle est l’espace privilégié par l’individu qui doit réfléchir.

Elle est souvent utilisée et citée au sens propre et imagé par les philosophes qui nous encouragent à voir le monde, les Hommes et notre propre nature avec de la hauteur et ce de la philosophie antique (dont l’école stoïcienne) à la philosophie moderne (Nietzsche et son fameux Zarathoustra).

La montagne c’est aussi un symbole d’action, de résilience, d’entrepreneuriat.

Pour grimper un sommet de montagne, il faut être préparé physiquement, il faut du courage et de la volonté. Ce n’est pas pour rien que l’on utilise l’image de la montagne quand on démarre un projet.r

Je cherchais donc ce nom avec ce symbole de la montagne en tête.

Un nom qui alliera l’esprit de réflexion, de prise de recul, d’ouverture d’esprit avec celui de l’action, du courage, de la résilience.

Le nom qui est ressorti suite à mon “voyage” dans les montagnes est : Le Philopreneur.

Qu’est-ce que le Philopreneur ?

Il signifie ce que j’ai partagé dans les paragraphes précédents.

Le Philopreneur c’est une personne qui est entreprenante (et entrepreneuse parfois) mais qui prend conscience de l’importance de prendre du recul, d’aller chercher de la hauteur pour prendre de meilleures décisions que ce soit pour elle, ses projets et pour la société.

Depuis quelques semaines, j’ai partagé en privé cette philosophie de vie à une vingtaine de personnes dans un canal Telegram privé.

Voici quelques passages de ce que j’avais partagé dans ce groupe privé au tout début de ma réflexion à la mi-octobre :

Les philopreneurs seraient donc des personnes qui cherchent un équilibre entre l'action (facette entrepreneuriale) et la réflexion (facette "intellectuelle").

Ils cherchent à avoir du recul sur leurs projets et travaillent sur eux-mêmes.

Ils prennent de la hauteur pour mieux comprendre la société, le business et la nature humaine.

Ils comprennent que c'est en se développant intérieurement qu'ils peuvent avoir un plus grand impact sur l'extérieur.

De mes notes personnelles en vrac :

C’est quelqu’un qui est à l’intersection de l’action et des idées.

Le philopreneur n’est pas un philosophe et n’est pas nécessairement un entrepreneur.

C’est une personne qui cherche à trouver un équilibre entre action et réflexion. Il sent avoir besoin de cette prise de hauteur aussi bien pour ses activités professionnelles (vie extérieure) que pour son bien-être personnel (vie intérieure).

La suite pour cette thèse Philopreneur ?

Déjà, je dois savoir si ce terme et cette philosophie de vie résonnent en vous ?

Si vous deviez me faire un retour après une newsletter, c’est bien celle-ci !

  • Par email à jeancharleskurdali@gmail.com

  • En réponse directe à cet email

  • Sur Instagram

J’espère recevoir des messages / retours de votre part !

Et après ?

Je verrai dans les semaines à venir comment va évoluer ce “concept” selon vos retours et l’évolution de mes réflexions.

Je suis en train de voir comment cette idée qui reste encore abstraite peut devenir un projet/produit concret - et cohérent avec le développement de Longue Vue.

Cela peut se traduire par :

  • Un podcast sur le sujet ( format solo ou interviews)

  • Un changement de nom pour cette newsletter et l’ajout ou ajustement d’une ou de plusieurs rubriques autour du concept Philopreneur

  • Une ou plusieurs formations sur les thématiques principales du philopreneur

  • Une chaîne Youtube

  • Un e-book ou un livre

  • Une communauté privée sur Telegram/Discord/Circle/Patreon

L’avenir nous le dira !

Je vous partagerai également les thématiques principales et les fondamentaux de cette philosophie de vie. J’essayerai de rendre cette idée plus concrète et utile chaque semaine.

En attendant, vous voulez rejoindre le canal Telegram privé ?

J’ouvre quelques places supplémentaires (nous sommes 25 actuellement).

J’y partage des réflexions, des notes vocales et des ressources sur ce que pourrait être le philopreneur.

C’est une extension de ce que vous retrouvez dans cette newsletter chaque semaine.

Pour finir, je vous encourage - une deuxième fois - à venir me faire un retour par email ou sur Instagram pour me dire ce que vous pensez de ces idées et de ce manifeste.

Ces retours m’aideront énormément ! 🙏


📚 Ce que je lis en ce moment

The psychology of money : Timeless lessons on wealth, greed, and happiness - Morgan Housel (200 pages)

Ce livre sur notre rapport à l’argent, aux finances personnelles et à l’investissement prend l’angle atypique de la psychologie et de l’histoire pour nous expliquer nos comportements sur ce sujet éternel : l’argent.

Le livre est composé de 20 chapitres présentant des histoires qui nous montrent comment nous réfléchissons et agissons avec l’argent et nous propose des principes pour mieux vivre notre relation avec.

L’auteur a réussi à me faire comprendre pourquoi les gens agissent parfois (souvent ?) de manière irrationnelle avec l’argent ; et de comprendre que la rationalité peut être moins importante que le fait d’être raisonnable quand il s’agit de notre patrimoine.

L’argent est un des deux sujets avec la santé qui nous concerne tous, qu’on le veuille ou non.

On aime à croire que l’investissement et les finances personnelles sont avant tout affaire de calculs savants et de projections, l’auteur nous démontre que l’aspect psychologique est bien plus important.

Le livre est truffé de modèles mentaux et de principes qui vous serviront à mieux vivre votre rapport à l’argent et peut être même vous donner envie d’investir dans votre future indépendance selon vos objectifs et contraintes.

Ma note : 9/10

Lire The psychology of money


Créer son école sur internet: La méthode la plus simple pour gagner sa vie en partageant son savoir - Antoine BM (60 pages)

Je connais assez mal le personnage et son travail.

Cependant, depuis quelques semaines, je suis membre de son canal Telegram dont on m’a dit du bien.

J’ai choisi d’être un sceptique optimiste et de lire son livre qui se lit en à peine plus d’une heure.

Dans celui-ci il revient sur son histoire qui l’a conduit à créer formation sur formation et devenir indépendant financièrement et géographiquement à a peine 25 ans il me semble.

Il partage son avis sur les différentes formes d’entrepreneuriat (avec un biais bien sûr) et nous conseille de privilégier la création de formations et de contenus qui permet d’accéder avec le plus de chances à l’indépendance et la liberté.

Je trouve son point de vue intéressant et pas nécessairement faux. En effet, si notre objectif est l’indépendance, il est plus probable d’y parvenir avec son business model qu’en montant une startup et même qu’en étant freelance.

Le livre donne beaucoup de conseils pratiques pour :

  • Apprendre à créer une formation rapidement (promesse d’une journée)

  • Comment créer vos offres et vendre vos formations

  • Comment construire votre audience et créer du contenu fascinant

Je ne suis pas convaincu par la mentalité industrielle de la création de formation en quelques heures/jours mais il y a pas mal de conseils qui m’aideraient si je décidai de produire une formation à l’avenir.

Vu la vitesse que la lecture de ce livre et son prix relativement faible. Je vous conseille de le lire si vous vous intéressez un temps soit peu au sujet de la formation en ligne.

Ma note 7/10


🧘Le mentor de la semaine

Un peu de philosophie cette semaine avec un de ses plus illustres enseignants : Socrate.

Méditons ensemble sur le fameux :

Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien.

Une maxime qui permet de prendre la mesure de notre ignorance et de l’impossibilité de tout savoir ou comprendre.

Elle rend humble devant la complexité de la nature que ce soit celle de la galaxie, de notre planète ou celles des humains.

Elle permet de prendre du recul, de prendre conscience qu’on ne peut tout contrôler et donc de ne se préoccuper que de ce que nous contrôlons comme nous invite à le faire l’école stoïcienne.

Je pense que vous constatez tout comme moi ce phénomène : plus on apprend, plus on saisit la véracité de cette réflexion de Socrate.

Deux exercices pour garder cela en mémoire :

  • Aller dans une bibliothèque ou une très grande librairie et prendre la mesure de tous les livres et documents que nous ne pourrons jamais lire.

  • Fréquenter des personnes dans des domaines qui sont très éloignés de nous.

Je terminerai par une citation de Charles Bukowski beaucoup moins fine que celle de Socrate mais que je trouve pleine de justesse brute.

Le problème avec le monde c'est que les gens intelligents sont pleins de doutes, alors que les imbéciles sont pleins de certitudes.


👀 La photo de la semaine

Votre serviteur, en train de finir le livre The psychology of Money et se retrouvant en plein shooting photo impromptu au parc Montsouris, à Paris. (14/11/2020).


Voilà pour aujourd'hui !

Cette édition vous a-t-elle plu ? Que pensez-vous du concept Philopreneur ?

Venez me partager vos retours / avis ou me faire un coucou sur Instagram - ou en répondant directement à cet e-mail.

👋 Faire coucou à JCK sur Insta

C’est là-bas que je privilégie les échanges par écrits et vocaux dorénavant.

Je vous dis à vendredi 16h30, vous recevrez mes 5 ressources favorites du moment.

D’ici la, passez une belle semaine !

JCK