Dans la tête d'un Philopreneur #130

Hello !

En mai, fais ce qu’il te plaît comme dirait l’autre.

De mon côté, ça va être le mois de la réouverture au monde, avec plusieurs déplacements prévus, dont une semaine à Orléans avec des amis, après un bon mois et demi passé en ermitage du côté de Nantes, au cours duquel je me suis concentré sur l’élaboration de mon second cerveau et sur le développement de mon activité de coaching.

En parlant de coaching, je conclurai ce mercredi mon opération “30 coachings offerts aux abonnés” - 33 pour être plus précis. Je ferai un bilan de cette opération, ici même, la semaine prochaine.

En parallèle de (et grâce à) cette opération, j’ai mis les bouchées doubles :

  • sur l’affinage de mon positionnement de coach qui se matérialisera par de nouvelles pages sur mon site personnel et de nouvelles “bio” sur mes différents réseaux, mais surtout par une plus grande clarté dans mon esprit.

  • en termes de clients sur ma nouvelle formule de coaching business & personnel pour entrepreneurs puisque je suis passé de 1 à 5 clients en 45 jours.

Intéressé à l’idée de vous faire accompagner par moi sur une durée de 3 à 6 mois ? Je vais prendre encore 3 nouvelles personnes en mai. Cliquez sur le lien ci-dessous pour qu’on en discute ensemble.

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Au programme de cette édition :

  • 🧠 Dans ma tête en ce moment : Le syndrome de Peter Pan

  • 💌 Les bons plans du Philopreneur : 2 articles et 1 podcast

  • 📚 Mes lectures du moment


🧠 Dans ma tête en ce moment

Le syndrome de Peter Pan

Ce syndrome, bien connu grâce à sa fiction éponyme, désigne une angoisse à l’idée de devenir adulte et de quitter l’enfance. L’enfance représente un symbole de liberté, c’est une période où le champ des possibles paraît complètement ouvert et illimité.

Le syndrome de Peter Pan c’est donc l’adulte qui ne veut pas choisir, s’engager. Si je fais X cela veut dire que je ne pourrais pas faire Y.

Il y a quelques semaines, en retombant sur ce concept par l’intermédiaire de Jordan Peterson, je me suis rendu compte que c’est un mal dont je souffre depuis plusieurs années.

Il y a quelque chose d’effrayant dans l’idée de devoir choisir quelque chose et de devoir renoncer au reste.

Étant de nature curieuse, j’ai toujours été intéressé par une multitude de sujets et je fais partie de ceux qui aimeraient au cours de la même vie être entrepreneur, artiste, écrivain, réalisateur, philosophe, sportif de haut niveau et encore bien d’autres envies/fantasmes.

Le souci, c’est qu’à vouloir tout faire on finit par ne rien faire du tout , ou du moins à faire “moins bien” partout, à ne pas réaliser son potentiel.

Être un Peter Pan à l’âge adulte c’est avoir un FOMO et une frustration constante.

C’est quelque chose que j’avais en tête depuis quelque temps, ayant beaucoup cherché ma quête personnelle, ma voie, mon “why” ou autre quête identitaire ces dernières années comme vous le savez si vous êtes abonnés de longue date.

C’est pour cela qu’en début d’année j’ai décidé de simplifier ma vie, de revenir à l’essentiel puis de me “forcer” à faire m’engager pleinement dans ce qui m’anime actuellement, à savoir : le coaching et la création de contenu.

Je considère ces deux activités comme un outil me permettant d’avoir un impact sur ce qui compte pour moi : vous aider à vivre une vie (et développer un business/carrière) qui vous correspond et à réaliser vos rêves/objectifs.

L’importance de l’engagement

Être adulte c’est comprendre que l’engagement n’est pas une prison mais une forme de liberté. Celle de pouvoir choisir : qui on veut être, qui on veut aider, comme on souhaite vivre, avec qui etc.

L’engagement créé une responsabilité vis-à-vis des autres et de soi-même.

À partir du moment où je décide d’être coach et de l’assumer, je deviens responsable de ce qui va m’arriver en tant que coach. Je ne contrôle pas le résultat mais je peux influer dessus, étant responsable du processus.

Suis-je capable de vivre confortablement du coaching dans 12 mois ? D’être un excellent coach dans 3 ans ? De générer des opportunités incroyables grâce à cette activité ?

L’engagement nous oblige à faire le nécessaire pour valider ces hypothèses et pousse à mettre en place les actions quotidiennes pour aller dans cette direction.

L’engagement fait bien plus que de nous permettre d’atteindre un objectif : il crée une identité que nous allons incarner au quotidien.

L’engagement est une forme de vérité. S’engager s’est prendre le risque d’échouer mais c’est surtout se donner la possiblité de réussir et vivre une vie plus profonde et impactante.

Encore une fois, je ne maîtrise pas le résultat mais il est mon contrôle d’être une personne qui cherche à devenir la meilleure version de moi-même dans les activités dans lesquelles je m’engage.

Les effets cumulés

Choisir et s’engager nous offre l’opportunité de bénéficier des effets cumulés.

Cette force déclenchant des bénéfices/résultats exponentiels n’est accessible qu’à ceux prêts à s’engager pleinement dans une activité pendant un certain nombre d’années.

De mon expérience personnelle, un projet met généralement 3 ans pour passer dans une dimension lui permettant de profiter de ces effets cumulés : une chaîne youtube, une entreprise, une compétence etc.

Et s’il faut en moyenne 3 ans pour activer cet accélérateur, cela veut dire qu’il faut être prêt à s’engager au moins le double d’années pour en récolter les fruits.

C’est pour cela que je considère que lorsqu’on décide de s’engager dans quelque chose, il faut être prêt à y consacrer 5 à 10 ans.

C’est flippant quand on souffre du syndrome de Peter Pan mais c’est la clé du succès et de l’épanouissement que ce soit dans la vie professionnelle (business/carrière/compétences) mais aussi dans la vie personnelle (relations/santé).

Voir sa vie comme une saga en plusieurs tomes

Je terminerai cette réflexion sur le syndrome de l’homme à la tunique verte par ceci : l’engagement est excluant temporairement et non définitivement.

J’ai eu une discussion à ce sujet avec un ami (lisant parfois cette newsletter) sur l’idée de voir sa vie comme une succession de grands chapitres durant en moyenne 10 ans.

C’est peut-être une pirouette de l’esprit, pour un mec comme moi sujet à ce syndrome, mais elle me permet de m’engager pleinement et plus sereinement dans une activité comme le coaching.

Avec cette approche de la vie, je peux devenir un excellent coach, bénéficier des effets cumulés, générer des opportunités impossibles à prévoir aujourd’hui tout en ouvrant la porte d’un autre chapitre dans 5 à 10 ans.

C’est ce que j’ai déjà fait dans le passé en tant qu’ancien joueur de poker qui m’a ouvert la porte de l’entrepreneuriat et du monde des start-up en 2014 qui me permet d’ouvrir un nouveau chapitre depuis 2020.

Chaque nouveau chapitre de vie capitalise sur les précédents.

Pour conclure, voici quelques questions/refléxions pour vous :

  • Pensez-vous avoir ce syndrome de Peter Pan ? ( sachant qu’il est exacerbé - selon moi - par notre société actuelle)

  • Souhaitez-vous, vous engager pleinement dans un projet ? De pouvoir bénéficier des effets cumulés ?

  • Quel est le chapitre que vous souhaitez écrire pour ces 5-10 prochaines années ?

C’est un sujet qui revient souvent dans mes coachings, étant moi-même sujet à ce syndrome et ayant beaucoup réfléchi/travailler dessus, j’essaye d’aider au mieux mes clients à s’engager dans ce qui compte le plus pour eux, pour ces 5-10 prochaines années. On peut en discuter ensemble si un coaching vous parait pertinent.


💌 Les bons plans du Philopreneur

1) (Article) Valeurs personnelles : Comment savoir vraiment qui nous sommes - Mark Manson

Le meilleur article que j’ai lu sur le blog de Mark Manson (et j’en ai lu beaucoup !). Le sujet des valeurs personnelles est pour moi la porte d’entrée de la connaissance de soi. Pourtant c’est un concept qui peut sembler abstrait et nous sommes peu à savoir ce qui compte réellement pour nous. Cet article va vous faire réfléchir sur vous-même comme rarement.

2) (Podcast) Agis comme un sportif de haut niveau pour exceller dans ton business - Stratége de Romain Limmois

Mon ami, également coach, Romain Limmois a fait un épisode que je ne pouvais qu’adorer. Il est parti d’une citation de mon entrepreneur/philosophe favori Naval Ravikant : "Les entrepreneurs sont comme des sportifs de haut niveau : ils s'entraînent, sprintent, se reposent et font des ajustements." Puis il décortique ces 4 piliers du sportif de haut niveau et fait le parallèle avec ce que devraient faire également les entrepreneurs.

C’est d’ailleurs une réflexion que j’ai ces dernières semaines. Pourquoi l’entrepreneuriat n’est pas abordé comme le sport de haut niveau ? Qu’est-ce que voudrait dire : être un entrepreneur de haut niveau ?

3) (Article) Priority Management: How to Prioritize Tasks and Keep Your Life in Balance - Taylor Pearson

Excellent article de l’écrivain et investisseur Taylor Pearson. J’ai pris beaucoup de notes en lisant cet article qui décortique le sujet aussi important que complexe qu’est la priorisation de nos projets et de nos tâches. J’ai notamment repris les concepts de la matrice de Marhsall, la not todo list, le maker-manager-admin emploi du temps (inspiré de Paul Graham).


📚 Ce que je lis en ce moment

En avril, j’ai lu :

  • Le tour du malheur : volume 1 & 2 de Joseph Kessel (8/10)
    C’est le livre le plus ambitieux d’un de mes auteurs français préférés. Une saga de 4 livres qui lui ont pris 20 ans à maturer et 10 ans à écrire. L’action se situe dans les années 1910-20. On y suit les aventures de Richard Dalleau de son engagement en tant que soldat pendant la Grande Guerre à sa vie après cette expérience traumatisante. Si vous aimez Kessel, foncez !

  • Man’s search for meaning de Victor Frankl (8/10)
    J’ai fini par lire ce classique écrit par le fondateur de la logothérapie qui est une psychothérapie destinée à nous sensibiliser sur le sens de la vie (et de notre vie). Le livre est en deux parties. Dans la première, l’auteur relate son expérience en tant que prisonnier dans le camp de concentration à Aushwitz pendant la seconde guerre mondiale puis une deuxième qui se concentre sur ce qu’il en retire et sur cette méthode d’analyse qu’est la logothérapie.

  • Profession Coach de Steve Chandler et Rich Litvin (8/10)
    Relecture du livre qui a contribué au déclic dans mon activité de coach. Il intéressera surtout les coachs et peut-être des consultants.

  • Le joueur de Dostoïevski (lecture en cours)
    Mon premier roman de ce grand auteur russe. Pour l’instant je ne suis pas déçu !


Je m’arrête la pour aujourd’hui.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me solliciter que ce soit pour réagir à cette édition, me poser une question, pour en savoir plus sur mes coachings individuels ou juste me saluer.

C’est toujours un plaisir de recevoir vos messages/retours qui donnent encore plus de sens à mes sessions d’écritures et d’introspections dominicales.

Je vous souhaite une excellente semaine ! A lundi prochain !

JCK